Déménagement
Bonjour à tous,
Début mars, j'ai quitté la France pour aller travailler en Angleterre, plus précisément à Manchester.
J'ai donc, pour cette nouvelle aventure, créé un nouveau blog relatant ma vie de l'autre côté de la Manche.
Désormais, pour lire mes articles, il faudra donc désormais suivre ce lien : http://marlenevitel.wordpress.com/
A bientôt!
Les quinze gestes pour éviter les petits maux de l'hiver
Sortez
vos mouchoirs en papier, écharpes et bonnets. C'est l'hiver, le retour des rhumes et maux de gorge a sonné. Comment nous en prémunir ? En adoptant quelques gestes simples. Passer un hiver sans rhume, c’est possible !
Faire une cure de vitamines, ça marche? Quels aliments privilégier? Les huiles essentielles sont-elles efficaces? Je déprime, est-ce normal?
Toutes les réponses à ces questions et bien d'autres dans le dossier de La Voix du Nord du 12 novembre, que vous retrouvez en format pdf, ici : MV_MAUX_HIVER_1_
Photo archives La Voix du Nord
En temps de crise, plutôt cigale ou fourmi?
Dès le début de la crise, les Français se sont mis à épargner plus. Leurs placements sont aussi plus sûrs. Un comportement prudent. À tort ou à raison ?
Retrouvez le dossier consacré à l'épargne, avec interview d'un économiste, conseils, infos sur les placements préférés des Français, etc, dans La Voix du Nord, ou en pdf, ici : MV_EPARGNE_1_
Comment expliquer qu’avec un pouvoir d’achat en baisse, les Français parviennent encore à épargner ?
Si nous avons moins d’argent pour consommer, théoriquement nous en avons encore moins pour épargner. Dans la réalité, pas forcément. Malgré la crise et l’inflation, les Français épargnent toujours autant, voire plus qu'avant. Est-ce que, du coup, ils consomment moins ? Non, la consommation des ménages reste stable (- 0,5 % en septembre mais + 0,2 % sur le dernier trimestre). On ne consomme pas moins mais on choisit de « consommer mieux » : en faisant jouer la concurrence, en achetant moins de marques, en prenant le temps de réfléchir avant un achat important. De même, les ménages ont redéfini leurs priorités : selon une étude INSEE de 2009, la part des produits alimentaires dans leur budget (12,6 % contre près de 30 % dans les années 1960) et de l’habillement (3,4 %) est en baisse constante tandis que celle consacrée à la santé (2,8 %) et aux loisirs (6,9 %) ne cesse d’augmenter. Ainsi, un ménage surveille son budget alimentation en achetant des marques distributeurs pour pouvoir s’offrir des temps de loisirs, des moments d’évasion.
L’accumulation de biens matériels n’est plus vue comme une fin en soi (la Rolex à 50 ans, c’est terminé) mais un moyen de vivre mieux, de se faire plaisir. La dimension émotionnelle prend une part de plus en plus importante dans la décision d’achat. Ajoutez à cela le pessimisme ambiant lié à la crise économique qui entraîne des achats de compensation, de consolation… En fait, les consommateurs sont victimes du syndrome « jeune femme quifait du shopping après une rupture sentimentale ». Du moment que c’est bon pour la croissance...
Ce que les jouets nous racontent...
Poupées pour les filles, circuits de voitures pour les garçons... Tout cela est-il dépassé ? Pas sûr.
Quand on se balade dans les rayons jouets des magasins, on voit clairement deux espaces distincts : un côté rose pour les petites filles, un côté bleu pour les petits garçons. Les stéréotypes ont encore la vie dure. Le monde des filles est généralement lié à la vie au foyer. Cuisine, éducation des enfants, ménage... À l’exposition « Des jouets et des hommes », on peut, par exemple, voir une mini-machine à laver de 1982 baptisée « Comme Maman » ! (photo) De même, la petite fille semble conditionnée pour devenir une future maman : poupée qui fait pipi, poupée « maman surprise »...
Et les garçons, là-dedans ? Ils ont depuis bien longtemps quitté la maison pour aller faire la guerre, montrer leur force dans leur monde tout en bleu. Les jouets des garçons privilégient l’action, la performance, la compétition. Relativisons. Selon une enquête réalisée par Fisher Price en 2004 auprès de parents, il s’avère que les différences s’estompent.
Voir une petite fille jouer à un jeu de garçon n’est plus mal perçu. Au contraire, certains parents affirment que cela lui donne « du caractère ». L’inverse est encore mal perçu, la majorité des parents interrogés ayant « peur » que leur enfant ne devienne homosexuel parce qu’il joue à la poupée ou à la dînette ! 
Enfin, l’enquête montre qu’avant l’âge de deux-trois ans, les enfants jouent aux mêmes jeux. Ce n’est qu’à cet âge que la différence sexuelle se fait, les jouets représentant alors la société dans laquelle nous vivons. Les professions les plus féminines (infirmières, instituteurs) sont plus largement représentées parmi les jouets des petites filles. Chez les garçons, on trouvera par exemple des jouets liés à la construction. Car l’objectif des jouets, c’est aussi de susciter des vocations chez la jeune génération. Une anecdote : en 1905, lors de la séparation de l’Eglise et de l’Etat, les jouets religieux étaient en vogue, l’Eglise espérant ainsi insuffler une vocation religieuse aux plus petits !
Un dossier consacré aux jouets, à leur histoire, ce qu'ils révèlent de notre société. Vous trouverez également toutes les infos sur l'exposition "Des jouets et des hommes" à Paris, dans La Voix du Nord, édition du 19 novembre, ou en pdf, ici : MV_JOUETS
De la fosse 9 à la Coupe du monde, l'histoire du stade Félix-Bollaert
C’est l’un des plus beaux stades de France. Un stade « à l’anglaise », certes vieillissant, mais à l’ambiance inégalable. Il est loin le temps où les joueurs du Racing s’entraînaient dans les champs...
En 1906, un groupe d’étudiants lensois se prend de passion pour le football, très en vogue en Angleterre, et crée le RCL. Ils n’ont pas de locaux et s’entraînent où ils le peuvent : sur la place Verte (actuelle place de la République), dans la pâture Mercier près de la fosse 2, dans un champ (aujourd’hui la Cité des fleurs), au parc de la Glissoire...
Les sportifs s’attirent les foudres des riverains et déménagent sans cesse, à la recherche du moindre carré de pelouse. La ville finit par leur prêter le stade Briquet. Dans les années 1920, avec l’arrivée massive de mineurs (et donc de joueurs) polonais, le club prend de l’ampleur. Le stade Briquet ne suffit plus. Il va falloir voir plus grand, beaucoup plus grand. À la même époque, Félix Bollaert prend la tête de la Compagnie des mines de Lens. Patron paternaliste, il veut améliorer les logements, créer des chorales, des associations... et développer le sport. En 1929, la Compagnie achète un terrain entre les fosses 1 et 9 pour construire un stade digne des ambitions du RCL.
La construction débute en 1932. Mais la crise passe par là. La Compagnie lensoise est en difficulté : 180 mineurs, habituellement à la fosse 5, se retrouvent au chômage. Qu’à cela ne tienne, ce sera à eux de construire le stade, selon les plans d’Auguste Hanicotte. Pendant un an, les mineurs vont déplacer 80 000 m³ de terre pour réaliser l’enceinte, alors ovale.
Juin 1933, le stade est inauguré. Il ne prendra le nom de Félix Bollaert qu’à sa mort, en 1936, un an avan
t l’accession à l’élite de l’équipe professionnelle. Le club a aujourd’hui plus de cent ans et Bollaert, propriété de la ville depuis 1976, a bien changé.
D’ovale, il est devenu un stade « à l’anglaise », rectangulaire, avec des tribunes proches du terrain. Un des plus beaux stades de France qui a accueilli des matches de la Coupe du monde en 1998, année que les supporters lensois ne sont pas près d’oublier...
Le stade se visite : tarif : 6/3 €. Réservation obligatoire, 03 21 67 66 66.
L'araignée, une amie qui vous veut du bien

Velue, terrifiante, objet de mythes et de phobies, l'araignée a mauvaise réputation. Pourtant, elle peut se montrer attachante. Une exposition au Muséum d'histoire naturelle, à Paris, le démontre aux plus sceptiques.
En cette période d'Halloween, les araignées tissent leurs toiles géantes sur les fenêtres et les pas de portes... Avec leurs pattes velues, leurs crochets immenses, elles font parfois peur. Pourtant, l'araignée est un animal très intelligent, pas du tout féroce. Les petites bêtes seraient même indispensables et nous rendraient de nombreux services, nous, grands hommes qui les craignons. À Paris, le Muséum d'histoire naturelle leur consacre une exposition. « Nous voulons expliquer aux gens que l'araignée n'est pas un animal méchant, et qu'il ne faut pas en avoir peur. Il y a beaucoup d'idées reçues, de clichés. Nous la faisons découvrir au-delà des phobies », explique Élodie Robert, muséographe.
Après tout, c'est dans ce genre d'exposition que Peter Parker s'est fait mordre par une araignée mutante et qu'il est devenu Spider-Man, le super-héros le plus apprécié des enfants. Notre planète sauvée par une araignée ? Drôle d'idée.
Au fil des ateliers, on découvre que ce mythe n'est pas tout à fait faux. En effet, l'araignée est indispensable à l'homme. Nous qui les écrasons, volontairement ou pas, avons tort de le faire. « L'araignée et l'homme pourraient avoir une relation tout à fait positive », assure Élodie Robert. La muséographe ne manque pas d'exemples : la soie de l'araignée est la matière la plus résistante au monde, encore plus que l'acier. « C'est parce que le fil est très fin mais s'il faisait un centimètre de diamètre, on pourrait soulever un bus ! » Les scientifiques ont donc essayé de réaliser des élevages, sans succès. Aujourd'hui, on tente de reproduire artificiellement cette matière, qui pourrait, par exemple, servir à la confection de gilets pare-balles. Enfin, l'araignée est notre meilleur insecticide. Elle dévore mouches et moustiques qui transmettent des maladies et elle nettoie nos fruits de leurs envahisseurs à six pattes. À Madagascar, des chercheurs ont capturé des centaines d'araignées sur une zone précise. Les moustiques ont alors proliféré et le paludisme est revenu en force. « Si l'araignée n'était pas là, nous marcherions sous un mètre de bestioles en tous genres, qui grouilleraient sous nos pieds... » Alors, on dit merci qui ?
Elodie Robert est muséographe de l'exposition « Au fil des araignées ».
Elle revient sur les idées reçues autour de cet animal peu apprécié et parfois craint... 
L'araignée est un insecte. FAUX. « C'est une erreur que l'on fait souvent. Mais l'araignée est un arachnide, pas un insecte. Pour s'en rappeler c'est simple : les insectes ont six pattes, les araignées, huit. Ses plus proches cousins sont les scorpions et les acariens. »
L'homme peut se faire piquer. FAUX. « L'araignée ne pique pas. Elle a deux crochets qui sécrètent du venin, donc on peut dire qu'elle mord. Les plus petites d'entre elles ont des crochets si fins qu'ils ne peuvent pas traverser la peau humaine. Si vous vous réveillez avec l'impression d'avoir été mordu, il y a 99 % de chances que ce soit une piqûre de moustique ou l'oeuvre d'une puce. »
On peut mourir d'une morsure d'araignée. VRAI. « Il existe une dizaine d'espèces dangereuses pour l'homme. Mais elles font moins de cinq morts par an dans le monde, ce qui est un chiffre ridicule par rapport à la mortalité liée aux morsures de serpents, par exemple. »
On trouve des mygales en France. VRAI. "Il s'agit de la mygale atypus, une espèce inoffensive d'à peine un centimètre. Dans le monde, on comptabilise 2 500 espèces de mygales de toutes tailles."
L'araignée vit sur sa toile. FAUX. "C'est son terrain de chasse. L'araignée est un prédateur avec des techniques redoutables. Elle tisse sa toile, se cache et attend qu'une proie vienne se prendre dans les fils pour aller la dévorer. Il existe également des araignées sauteuses, d'autres qui jettent un filet sur leur proie, certaines pratiquent même le mimétisme ou lancent une substance gluante pour clouer leur proie au sol."
L'araignée remonte dans la baignoire par le siphon. FAUX. "Sur la surface glissante de la baignoire, elles tombent et ne peuvent simplement plus remonter car elles n'ont pas de coussinets sous les pattes mais des crochets."
La femelle dévore le mâle après l'accouplement. VRAI. « Les mâles peuvent même mourir avant l'accouplement, c'est risqué ! Il faut une technique d'approche : le mâle peut faire des vibrations reconnaissables sur la toile pour annoncer sa venue, apporter un cadeau, réaliser une danse... Il doit partir très vite après l'accouplement, au risque d'être pris pour une proie ! Quant à la femelle, elle meurt en général après avoir fait son cocon. »
Retrouvez le dossier consacré à l'araignée (photos, infos, mythes et légendes, renseignements sur l'expo) paru dans La Voix du Nord, en pdf ici : MV_ARAIGNEES_1_
